Dans un contexte international de plus en plus polarisé, l’Algérie se retrouve aujourd’hui au cœur d’une guerre médiatique inédite, une offensive multiforme et technologique qui dépasse le cadre d’une simple bataille pour l’opinion publique. L’Agence presse algérienne (APS) alerte sur la sophistication de cette campagne, qui combine des techniques de manipulation numérique de pointe, de financements étrangers et de stratégies géopolitiques globales, visant à déstabiliser le pays sur la scène internationale.
La première arme de cette guerre semble être la manipulation de l’information, pilotée par des technologies d’intelligence artificielle et de deepfake, capables de façonner la réalité et de la présenter sous un jour radicalement erroné.
L’APS souligne qu’à travers ces outils, des faux récits sont fabriqués, des images et vidéos altérées diffusées à une échelle jamais vue auparavant. Ces pratiques ne sont plus l’apanage des médias traditionnels, mais envahissent également l’univers numérique, modifiant les algorithmes des moteurs de recherche et exploitant les failles des réseaux sociaux.
Sous les dehors d’une simple campagne de diffamation, se cache une manœuvre géopolitique orchestrée par des pouvoirs étrangers, principalement le Maroc et la France, mais aussi d’autres acteurs, tous unis par un même objectif : affaiblir l’Algérie.
Le rapport de l’APS fait état d’une collusion médiatique entre médias internationaux en Europe et au Golfe, influencés par un lobby français, qui se trouve en « symbiose » avec les intérêts du Makhzen marocain. Le réseau de manipulation est gigantesque : des milliers de sites web, journaux numériques et éditeurs influents, tous au service de cette stratégie concertée.
Selon l’APS, des journalistes internationaux auraient été recrutés par des moyens peu scrupuleux, allant du chantage à des offres lucratives, pour relayer des discours hostiles à l’Algérie. L’objectif étant d’imposer un récit biaisé, destiné à manipuler les perceptions mondiales de la politique étrangère algérienne.
Derrière cette guerre médiatique, c’est une bataille pour l’influence mondiale qui se joue, où l’Algérie, en raison de sa position géostratégique, est devenue une cible privilégiée. Ce conflit numérique met en lumière l’ampleur des moyens utilisés pour déstabiliser un acteur clé dans la région, en exploitant toutes les failles possibles de l’espace médiatique mondial.
Loin de se laisser submerger par cette marée de désinformation, l’Algérie répond par des mesures de défense numérique ambitieuses. Le pays déploie des technologies de cybersécurité avancées et met en place des contre-stratégies de communication pour contrer cette offensive.
Ces réponses s’inscrivent dans une « volonté » de protéger l’intégrité du discours national et de préserver son image sur la scène internationale, tout en rappelant que cette guerre n’est ni idéologique, ni médiatique, mais bel et bien une bataille pour la souveraineté de l’Algérie face à des forces extérieures déterminées à l’affaiblir.