Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, a révélé, hier, que son département a pris de nouvelles mesures pour développer le commerce extérieur algérien et contribuer à accroître les exportations hors hydrocarbures.
Lors d’un séminaire consacré au travail ministériel conjoint, le ministre des Transports a révélé que l’Algérie achètera des équipements d’une valeur de 200 millions d’euros pour développer les ports au cours de l’année 2025, outre la fourniture d’un conteneur de transport réfrigéré pour faciliter le processus d’exportation à l’étranger, notamment vers l’Afrique, caractérisée par des températures élevées.
La modernisation du réseau portuaire algérien vise avant tout à décongestionner les ports et à réduire les délais d’attente des bateaux en rade. Ainsi, le gouvernement investit dans de nouveaux équipements.
Il faut reconnaître que la modernisation de la gestion portuaire qui est en cours en Algérie, répondra à plusieurs secteurs économiques clés, tels que l’agriculture et l’énergie, que ce soit pour les entreprises publiques ou privées. En collaboration avec des opérateurs internationaux, les infrastructures portuaires prendront les mesures nécessaires pour dynamiser les échanges commerciaux.
Pour rappel, en avril 2024, le ministère avait défini un ensemble de critères pour évaluer les ports du pays dans le but d’optimiser leur rentabilité économique. Selon les responsables du ministère, les critères établis constituent des indicateurs cruciaux sur lesquels le ministère se basera pour évaluer l’efficacité économique de tous les ports d’Algérie.
Les paramètres les plus importants concernent la durée d’amarrage des navires dans le port, la durée des opérations de chargement et de déchargement, ainsi que l’activité des conteneurs et autres services attendus par les clients.
Ces mesures ont pour objectif, d’améliorer les performances des ports algériens conformément aux normes internationales.
Sur un autre sujet et concernant le développement du commerce extérieur et l’augmentation du niveau des exportations algériennes vers le Royaume d’Arabie saoudite, M. Sayoud a confirmé l’ouverture d’une nouvelle agence commerciale pour le transport de marchandises entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, indiquant que les procédures de la commission des transports débuteront en mars prochain.
À noter que l’Arabie saoudite est le deuxième partenaire arabe de l’Algérie. Le volume global d’échanges commerciaux entre les deux pays est estimé durant les six premiers mois de 2023 à 407,07 millions de dollars, bien en deçà des attentes, dont 25,69 millions de dollars d’exportations algériennes contre 381,38 millions de dollars d’importations.
Les économistes s’accordent à dire que les entreprises mixtes, en tant que modèle de coopération économique entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, permettront d’améliorer les échanges commerciaux bilatéraux, de bénéficier de l’expertise et des matières premières dont disposent les deux pays et de renforcer» l’innovation dans certains domaines économiques.